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Encéphalite japonaise
Ajouté le 05-08-2006 - Lu 30116 fois
Réservée au sud-est asiatique, Inde et Océanie

L'encéphalite japonaise est une infection virale aiguë du système nerveux central due, comme la fièvre jaune et la dengue, à un arbovirus appartenant à la famille des flavivirus.

Le virus de l'encéphalite japonaise est transmis par la piqûre du moustique Culex tritaeniorhynchusa, moustique qui ne pique que le soir (à la tombée de la nuit et toute la nuit). Sa piqûre est douloureuse et donc ne passe pas inaperçue. Les villes sont en général épargnées et la transmission de la maladie est maximale dans les zones rurales où pullulent les moustiques, surtout pendant la période des pluies ou de la mousson. Le Culex, qui se reproduit beaucoup dans les rizières et les marigots, pique certains animaux, en particulier les porcs mais également les oiseaux et accidentellement l'homme.

Cette maladie est présente dans tout le sud-est asiatique, en Chine, en Corée, en Inde et dans certaines régions d'Océanie. Ce virus, qui a maintenant pratiquement disparu au Japon, entraîne une pathologie devenue problématique en Thaïlande où elle a atteint un taux de mortalité de 10 à 20 pour 100 000 habitants et par an.

Dans les régions endémiques, ce sont surtout les enfants de 3 à 15 ans qui sont le plus souvent atteints. Ailleurs, l'ensemble de la population est susceptible d'être touchée par cette pathologie. Néanmoins, les enfants et les personnes âgées sont les plus souvent atteints.

Zone d'endémie de l'encéphalite japonaise

Publié par la Société de Pathologie Exotique Bul. 2000, T. 93, n°1 par O. Meunier, C. Hernandez & M. Bientz

Clinique

Après une période d'incubation de 4 à 15 jours, apparaît un état fébrile (élévation de la température), des frissons et des douleurs d'installation brutale, avec notamment des maux de tête et quelquefois un syndrome méningé, en particulier chez l'adulte. Chez l'enfant, le tableau initial de la maladie peut être dominé par des douleurs et des troubles gastro-intestinaux. Des convulsions sont également très courantes chez l'enfant. Bien que l'encéphalite japonaise revête souvent un caractère bénin, permettant une récupération sans problème particulier, elle peut parfois évoluer vers une encéphalite grave avec troubles neurologiques, anomalies motrices générales ou locales et coma progressif. Sur les quelque 50 000 cas d'encéphalite japonaise officiellement répertoriés chaque année dans le monde, environ 10 000 connaissent une issue fatale, et une proportion très élevée des survivants souffrent de séquelles neurologiques et psychiatriques graves. C'est chez les enfants de moins de 10 ans et les personnes âgées que l'on observe le plus de décès et de séquelles. C'est donc une maladie potentiellement très grave.

Diagnostic

Le diagnostic formel repose sur des examens biologiques adaptés à la recherche de ce virus : sérologies (recherche des antigènes du virus ou des anticorps produits par l'organisme pour lutter contre le virus) et isolement du virus (culture du virus sur milieu cellulaire), pratiqués sur le sang et le liquide céphalo-rachidien. On note également une élévation des globules blancs et plus particulièrement des polynucléaires neutrophiles.

Evolution

L'apparition d'une atteinte pulmonaire accompagnée de sueurs et d'encombrement des bronches est de mauvais pronostic. Les personnes qui ont présenté des troubles neurologiques au début de la maladie, mais qui, malgré cela, survivent, garderont des séquelles dans 20 % des cas. Les séquelles peuvent être un syndrome Parkinsonien, des contractures, une paralysie, une ataxie (incoordination des mouvements), des troubles du comportement, un retard mental.

Traitement

Il n'y a pas actuellement de traitement spécifique.

Prévention

Il existe un vaccin efficace contre cette maladie, dont les indications restent limitées aux voyageurs partant pour une période longue (supérieure à un mois) en zone rurale d'un pays où l'encéphalite japonaise est endémique.

Le vaccin est commercialisé sous le nom Je-Vax (distribué par Avantis-Pasteur MSD). Il est contre-indiqué chez les femmes enceintes, les immunodéprimés et les enfants de moins d'un an. La primo immunisation est assurée par 3 injections sous-cutanées à JO, J7 et J30 (demi dose pour les enfants de 1 à 3 ans). La dernière dose doit être administrée au moins 10 jours avant le départ pour assurer une réponse immunitaire avant le voyage. Une injection de rappel doit être prévue deux ans après la 3° dose. (le service médical de l'Ambassade de France assure dans certains pays, en Chine notamment, la vaccination des ressortissants français).

Attention, le vaccin est disponible en France uniquement sous ATU nominative (Autorisation Temporaire d'Utilisation) et donc doit être réalisé dans un centre agréé pour la vaccination contre la fièvre jaune. (Voir la liste des Centre Agréés).

Prévoir un minimum d'un à deux mois de démarches avant le début de la vaccination. Le prix, variable d'un organisme à l'autre, est de 150 à 200 € pour les 3 injections (Non remboursé pas la Sécurité Sociale en France).

Comme pour le paludisme, les mesures de lutte anti-moustiques (lutte anti-vectorielle) sont indispensables et participent à la prévention du paludisme et d'autres viroses (la Dengue, par exemple) transmises par les moustiques.

NB : il existe selon les régions du globe d'autres arbovirus dont les signes cliniques sont pratiquement identiques à l'encéphalite japonaise : encéphalite équine de l'ouest ou de l'est / Vénézuela (Amérique / Etats du golfe jusqu'à l'Amérique du sud), encéphalite Chikungunya (Afrique, sud-est asiatique, Inde), encéphalite de la vallée de Murray (Australie et Nouvelle-Guinée), encéphalite de Saint Louis (Amérique), encéphalite verno-estivale russe (URSS, europe centrale et de l'est) et encéphalite de Californie... Mais ces nombreux types d'encéphalites sont souvent limités à certaines régions et les vaccinations ne sont effectuées (en particulier dans les pays développés) qu'à l'échelle régionale.

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