Nouveau roman de Franck Poupart : Terminus Nosy Be

Nouvelle ajoutée le 17/12/2015 - Auteur : Jacky Lu 2390 fois

Après la "Cité des anges déchus" et "Soleils noirs et nuits blanches", Franck Poupart sort un nouveau roman. Il est téléchargeable sur la boutique Kindle d'Amazon.

Au cœur des ténèbres.

Jeudi 3 octobre 2013. Au petit matin, deux blancs sont lynchés sur une plage paradisiaque par une foule hors d’elle. L'île touristique de Nosy Be à Madagascar, sombre dans la folie : un double meurtre sur fond d’accusation de trafic d'organes et de pédophilie après la découverte du corps d'un enfant, Shaino, retrouvé mutilé sur une plage. 

Un troisième homme, malgache, appelé Zaidou, sera exécuté et brûlé dans la soirée.  D’autres Européens, les vazahas, sont recherchés. L’armée devra débarquer sur l’île pour y rétablir l’ordre et pour y mener une enquête sur la disparition de Chaino et sur le meurtre des trois hommes accusés. 

Dans un roman haletant inspiré de ce terrifiant fait divers, Franck Poupart quitte les rivages de la Thaïlande pour nous emmener dans ce pays plus sombre qu’il connaît manifestement très bien. 

Entre Afrique et Asie. Il retrace les évènements des journées qui ont précédé ce triple meurtre. Les destins se croisent : celui des ces Français cherchant un bout de paradis dans cette île misérable, celui de ces prostituées malgaches en quête d’un sponsor, celui des politiciens locaux corrompus manipulant les foules. 

Un jeu trouble qui ressemble à celui des plages de Thaïlande (Pattaya, Patong) mais en plus violent, en plus sombre aussi. On pense forcément au « cœur des ténèbres » de Conrad. N’y a t-il pas chez ces Vazahas un peu de Kurtz ?  Ce lent éloignement de la civilisation et de l'humanité, cette attirance pour les aspects les plus sauvages et les plus primitifs de l'homme, l'enfoncement dans un monde impénétrable et hostile, la découverte progressive d’une île continent fascinante et sombre. 

Jusqu’au dénouement final. 

Extrait (incipit) : 

Laissez-moi vous raconter comment tout ça est arrivé. À dix-sept ans, on n’oublie rien, c’est pas comme les vieux Vazahas qui trainent en short à Nosy Be. La plupart sont tout rongés de l’intérieur, la peau rouge et ridée comme le cou d’un dindon, obligés d’avaler leurs pilules bleues pour trouver la force d’honorer les jeunes Sakalaves. Ils disent qu’ils viennent pour le soleil, la plage, la mer, bref le paradis à petit prix. La vérité, je la connais, on la connaît tous, c’est pour les filles à la croupe rebondie qu’ils viennent, parfois pour les garçons. Pour rien d’autre. 

Comment je sais tout ça ? J’ai pas honte de le dire. Moi aussi, le soir, une fois ma fille douchée à l’aide d’une casserole, j’enfile la belle robe rose que m’a cousue ma tante ou le jean Made in China acheté au Bazar Be de Hell-Ville, celui qui me moule les fesses au millimètre, je pose mes faux-cils, un peu d’eye-liner, du mascara, j’enfile mes chaussures strassées à talons hauts, un cadeau de Didier, un Français de Toulouse, et je file dans les bars d’Ambatoloaka rejoindre les copines déjà embusquées sur les tabourets du Taxi-Be, du Safari ou de la Sirène. 

Mais je raconte trop vite, il faut commencer par le début sinon vous n’allez rien comprendre…

Sur Amazon : 9,39 EUR en broché et 3,85 EUR en livre électronique.

   

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