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Dengue

La grippe locale.

Mis à jour le 02-10-2016  |  Publié le 05-08-2006 - Lu 41 677 fois
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aedes aegypti - Photo extraite de USDA website

La maladie est due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae et du genre Flavivirus, dont il existe 4 sérotypes. Il n’y a pas de protection croisée entre eux et l’immunité procurée par l’infection est de longue durée. La maladie est transmise par la piqûre d’un moustique du genre Aedes, principalement Aedes aegypti. Aedes albopictus joue également un rôle dans l’expansion de la maladie, et localement d’autres espèces peuvent être impliquées.

Contrairement à l'anophèle, vecteur du paludisme, qui pique la nuit, l'aedes eagypti vecteur de la dengue, est un moustique diurne, dont l'activité débute au petit matin pour se terminer au coucher du soleil. C'est la femelle qui pique. Ce moustique vit plutôt en zone urbaine et périurbaine. Ce moustique transmet également les virus du chikungunya, de la fièvre jaune et de la fièvre à virus Zika.

Le PDVI (Pediatric Dengue Vaccine Initiative) estime que la maladie est endémique dans 125 pays, avec une population à risque de développer l’infection qui dépasse les 3,6 milliards d’individus. Chaque année, 70 à 500 millions de personnes sont infectées, 2,1 millions font des formes graves nécessitant une hospitalisation et plus de 20 000 décèdent, en majorité des enfants. Cependant, du fait de l’absence de laboratoire spécialisé dans beaucoup de régions endémiques et du manque de spécificité des formes cliniques, l’incidence de la dengue et son poids économique sont sous-évalués.

Zone d'endémie de la dengue

Clinique

L'incubation de la maladie est d'environ une semaine. Le tableau clinique évoque celui de la grippe :

Une majorité de patients infectés présente peu ou pas de symptômes. La forme clinique classique associe une fièvre élevée d’apparition brutale à des signes non spécifiques de type arthralgies, céphalées, douleurs rétro-orbitaires, courbatures et asthénie. L’évolution est le plus souvent favorable, mais l’asthénie et les douleurs peuvent persister pendant plusieurs semaines. Dans 1 à 5 % des cas, l’évolution se fait vers une forme sévère, avec des troubles hémorragiques ou un syndrome de choc, conduisant à la mort dans 30 à 40 % des cas en l’absence de traitement.

 En zone d'endémie palustre, ce tableau clinique doit aussi faire évoquer le paludisme. 

Le malade guéri sera définitivement immunisé contre le sérotype responsable de sa maladie. Par contre, il sera toujours sensible aux trois autres sérotypes

Diagnostic

Le diagnostic clinique de la maladie est difficile, surtout devant la forme classique pseudo-grippale. Il est pratiquement impossible de différencier cliniquement une dengue des autres arboviroses, mais aussi des autres fièvres tropicales telles que le paludisme ou même une authentique grippe, qui n'épargne pas les zones intertropicales chaudes comme certains pourraient le penser.

La dengue hémorragique pourra quant à elle être confondue avec une affection à méningocoque.

Le diagnostic de certitude repose sur le diagnostic biologique direct précoce de la dengue par détection génomique du virus par RT-PCR
(transcription inverse et amplification génique par réaction de polymérisation en chaîne) (https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-02/rapport_dengue_vd.pdf)

Il est également possible de faire un diagnostic par isolement du virus ( non utilisée en pratique courante).

Traitement

Il  existe un vaccin fabriqué par le laboratoire Sanofi Pasteur (Dengvaxia), mais celui-ci n'est pas autorisé ni disponible à titre individuel en Europe. D’autres vaccins trétravalents vivants atténués sont en cours de mise au point. Un grand espoir pour les pays contaminés. D'où l'importance de la lutte contre les moustiques (lutte anti-vectorielle) : prévention en journée contre la dengue, et le soir et la nuit contre le paludisme.

Le traitement de la forme classique non compliquée repose donc sur les antipyrétiques et les antalgiques à base de paracétamol. La forme grave hémorragique sera traitée en hospitalisation le plus souvent.

En raison du risque hémorragique, les dérivés de l'aspirine sont contre-indiqués dans le traitement de la dengue. Ainsi devant toute maladie virale en zone d'endémie, on évitera l'emploi de l'aspirine au bénéfice des médications à base de paracétamol. Pour les mêmes raisons, on évitera les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Il n’existe pas de traitement spécifique de ces complications. La prise en charge des formes sévères fait appel aux traitements symptomatiques des complications hémorragiques et du syndrome de choc.

Le coût humain de la dengue et l’absence de moyen de prévention spécifique et efficace plaident pour le développement d’un vaccin. Les recherches visant à mettre au point un vaccin contre la dengue ont débuté dès les années 1950, après qu’Albert Sabin ait isolé les premiers virus. Elles se sont intensifiées dans les années 1990, mais ont continué de se heurter à des difficultés de plusieurs ordres, tenant particulièrement au fait que le vaccin doit protéger simultanément contre les 4 sérotypes du virus.

Pour le voyageur

Pour les touristes européens, la prévention de la dengue passe donc par la lutte contre son vecteur Aedes albopictus. Le moyen le plus efficace pour combattre ce moustique est d'éliminer ses lieux de ponte (soucoupes, petits récipients, déchets, réservoirs, vases, pneus, etc.).

Il est conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de moustique. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

  •  port de vêtements couvrants ;
  • répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte ; 
  • vêtements et moustiquaire imprégnés d'insecticide pour la sieste et la nuit ; 
  • les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l'écran solaire.

La prévention repose sur la lutte anti-vectorielle, qui présente de sérieuses limites sur le terrain.

Afin d'éviter au maximum la dissémination du virus de la dengue, devant une fièvre d'apparition brutale et des douleurs articulaires ou musculaires dans les 15 jours qui suivent le retour de voyage en zone inter tropicale, il faut consulter son médecin au plus vite en signalant son voyage.

Source : OMS

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